Salon Entreprendre Dans l’Ouest

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Du 23 au 25 septembre dernier avait lieu la 22e édition du salon entreprendre dans l’ouest, évènement devenu incontournable dans la région et bénéficiant d’une belle mise en lumière sur la place rennaise et en Bretagne.

Graphiste indépendant, en plein processus de lancement, il semble utile de vous faire part de mon ressenti au sujet de ces trois journées riches d’enseignements.

D’une manière générale, je suis satisfait de cette première participation tant les acteurs y sont nombreux, légitimes et la démarche altruiste. Je vais donc tâcher d’être le plus précis possible, avec le regard qui est le mien.

Une multitude de stands de professionnels composent le salon Entreprendre Dans l’Ouest (#EDO). On peut donc trouver des structures d’accompagnement tels que la CCI, la CMA, BPI France mais aussi des cabinets d’avocats, d’expertise-comptable, d’assurance, des réseaux spécifiques tels que Élan créateur, Femmes de bretagne, la CCRE etc. Le visiteur peut donc s’adresser à tous ces professionnels en fonction des questions qui l’animent et des conseils qu’il recherche. En parallèle, 6 mini espaces proposent des ateliers thématiques tout au long de ces trois journées.

Enthousiasmant

Premier élément enthousiasmant donc : ces ateliers ! Ils ont été pensés pour l’entrepreneur et surtout en fonction du stade où il en est dans le processus. Un code couleur permet donc de choisir des ateliers en fonction de nos attentes ou de notre situation (entreprise en franchise, bâtir son projet, développement et évolution de l’entreprise etc.).
À noter qu’il est possible, via le site du salon, d’organiser son programme sur les trois jours à l’aide de ces filtres, ce qui est très efficace.

Deuxième aspect réjouissant, tous les acteurs de la création d’entreprise sont présents pour répondre aux questions du visiteur, l’aider dans ses choix et font preuve de bienveillance.
J’ai pu assisté à un atelier, animé par des cheffes d’entreprises qui partageaient avec nous leurs expériences, dont Anne-Sophie Sturm, co-gérante de multiples restaurants à succès rennais (Avec & Co, Whitefields café, le BDS etc.). Lors de cet atelier, un jeune homme leur a demandé s’il n’était pas plus facile d’entreprendre auparavant tant les entrepreneurs sont nombreux aujourd’hui. La réponse fut unanime : bien que nous soyons beaucoup d’entrepreneurs actuellement, nous sommes beaucoup mieux accompagnés et informés qu’autrefois, et le contexte offre plus de souplesse aujourd’hui.

À noter également que ce salon entreprendre dans l’ouest est gratuit et ouvert à tous, ce qui à mon sens est un véritable atout, puisque la création d’entreprise n’a pas de frontières. Il n’est pas ici question d’âge, de genre, d’origine social, etc.

Enfin, dernier point réjouissant, la possibilité d’assister à la soirée prospective (payante quant à elle). Le thème cette année était “l’entreprise et le monde en 2052” animée par Bruno Marion – futuriste et suivie d’un débat en compagnie de Matthieu Beucher (Klaxoon), Jérôme Tre-Hardy (le Poool) et Anne-Marie Quéméner (SPACE).
J’y reviendrai en détail plus loin.

Bien, très bien, mais…

Bien que je sois globalement satisfait de ma participation à cet évènement, j’ai été quelque peu déçu par certains détails.
D’abord, bien que les ateliers soient vraiment un plus, ils sont ouverts sur le reste du salon, si bien qu’il est parfois difficile de suivre un atelier tant on est parasités par les autres ateliers, les annonces micro pour la restauration ou encore le passage dans les allées.

Ensuite, en tant que travailleur indépendant, je regrette un peu que bon nombre d’interventions ou d’ateliers s’adressent davantage à un entrepreneur-type, futur employeur, souvent dans le commerce, parfois dans les services.
Il m’a semblé, et c’est un constat que j’ai pour l’ensemble du parcours de création d’entreprise, que le travailleur indépendant est trop peu représenté, surtout sur des métiers tels que le mien ou les community manager, rédacteurs, développeurs et autres consultants.
Cela pourrait représenter un potentiel axe d’évolution.
Encore une fois, cela n’est pas très grave car, globalement, j’y ai trouvé beaucoup d’informations et de retours d’expérience enrichissants.

Et on finit sur une bonne note !

L’intervention de Bruno Marion lors de la soirée prospective fut très inspirante et vecteur de beaucoup de positivisme quant à notre avenir et celui de nos enfants.
Riche d’une expérience de rencontres et de voyages, Bruno se base sur la théorie du chaos pour animer une conférence passionnante teintée d’humour et d’optimisme. À titre personnel et professionnel, elle m’a permis de m’interroger sur mon rapport à l’avenir mais surtout à revoir ma faculté à me projeter.
Elle a également validé le fait que l’entreprise de demain aura une responsabilité sociale et environnementale forte.

La quête de sens étant, à priori, également une vertu essentielle du monde du travail d’aujourd’hui et de demain…