Étude de cas – Créer mon logo

Premier volet d’une longue série, voici le topic « Étude de cas », occasion d’étudier et décortiquer un sujet de communication donné.
Pour commencer, voyons quel mécanisme m’a amené à créer mon logo, cette identité graphique singulière et pas une autre.

Un logo, une stratégie

Pour commencer, un logotype n’est jamais « gratuit », il résulte toujours d’une réflexion précise et a toujours des objectifs stratégiques durables. Il est la partie émergé de l’iceberg puisqu’il fait partie d’une identité graphique globale. Selon Paul Rand, un des plus célèbres Designers américains, « Le design est l’ambassadeur silencieux de votre marque »

Afin de créer mon logo, il m’a donc fallu me poser quelques questions : Étant indépendant, quel logo me caractériserait le mieux ? Comment me démarquer de mes concurrents ? Quelles stratégie adopter pour toucher ma cible ? Quel ton devrais-je employer ? Quelles valeurs véhiculer ? etc.
Cette introspection m’a donc permis, avant tout, de me définir en tant que professionnel. Quel est mon métier ? Quel est mon rôle ?
Comme évoqué dans mon article au sujet de « Abstract », le Designer Graphique (ou graphiste) est un messager. Il doit délivrer un message à une cible précise et adapté au contexte.

Un logo, un signe

À partir de là, pour créer mon logo, il me fallait trouver un code graphique qui évoquerait cet aspect de ma profession. Mon choix s’est donc rapidement porté sur le dieu Hermès, messager et accompagnateur dans la mythologie grecque. Il est également le dieu le plus proche des hommes et le plus bienveillant à leur égard, ce qui fait sens dans mon approche « commerciale » axée sur la proximité et la relation humaine. Bien-sûr, en toute humilité, l’important ici étant le symbole du messager et non du dieu en tant que tel 😉

designer messager

Le pied ailé a donc été rapidement le code graphique principal de mon logo, image de l’essence même de mon rôle.
Ceci étant, un logo ne peut pas être un dessin ou une représentation figurative puisqu’il doit résister au temps, ne pas être restrictif, être adapté à son marché, être visible, identifiable et unique…

Il m’a donc fallu l’adapter à mon cas, l’enrichir, en lui octroyant une notion d’élan, d’envolée, mais aussi en représentant l’initiale de mon nom, le « C ».

Un logo, un univers graphique

Bien que nous travaillons souvent la création d’un logotype en noir et blanc afin de mieux éprouver son efficacité, il convient de l’inscrire dans une identité globale. C’est la raison pour laquelle, un logo est souvent, voire toujours, accompagné de 2 à 3 couleurs précises, d’une ou deux polices de caractère et parfois d’une « baseline« , sorte de slogan qui accentue les valeurs et/ou le savoir-faire de l’entreprise. Tout cela constitue (entre autre) l’identité de graphique d’une marque et son positionnement stratégique.

Dans mon cas, il m’a paru important avant tout de me démarquer de mes concurrents par la couleur. J’ai volontairement opté pour une couleur rose, à mon sens vecteur d’empathie, de sensibilité, de rapports humains et d’écoute. C’est également un moyen pour moi de tordre le cou à l’usage du rose, trop souvent féminin, et de présenter un logo non genré.

La police de caractère « Poppins » renforce le parti-pris chaleureux et emphatique par ses lettres arrondies, lisibles et modernes. Elle sera adaptée à des usages aussi bien latins qu’anglophones et est appropriée aux produits imprimés et au web.

Enfin, ayant fait le choix de communiquer en mon nom propre, il était inévitable d’opter pour une baseline qui précise quelle est mon expertise et qui rassure.
« Com’ & Design » m’inscrit donc dans le domaine de la Communication et du Design (graphique en l’occurence). Le mot « Com' » représente la contraction du mot communication mais est aussi une invitation à la rencontre et l’échange puisque phonétiquement identique au mot « come » en Anglais.